La démarche

La mise en place d’un maillage du territoire permettant le retour de la consigne en Bretagne est un sujet qui interroge de plus en plus producteurs, distributeurs, collectivités et consommacteurs. Véritable enjeu écologique, le verre consigné est un sujet clé des modes de consommation de demain : la réduction des déchets est une priorité. Pourtant, la consigne n’est ni nouvelle, ni facile à mettre en oeuvre. Le véritable défi à relever est donc de concilier les exigences du consommateur, la facilité de mise en place du dispositif et l’attrait économique et logistique pour les producteurs et distributeurs.


La réalisation d’une étude de faisabilité d’une filière complète de collecte, lavage et transport des bouteilles

La consigne suscite toujours une réaction, positive ou négative: « les bouteilles en verre, c’est lourd à transporter », « j’aimerais le faire mais je ne veux pas que cela coûte plus cher », « je ne comprends pas pourquoi cela n’existe pas déjà » ou bien encore « le verre est aussi bien valorisé si je le mets à recycler »… Pourtant, le système actuel est loin d’être satisfaisant. Les bouteilles en verre collectées par les collectivités locales sont en effet transportées dans d’autres régions (plus de 500 km) pour être broyées, fondues à 1000°C puis reconditionnées en bouteilles « neuves » que les producteurs doivent à nouveau approvisionner. Pour des bouteilles produites et consommées en Bretagne, le bilan écologique est grandement perfectible.

ambition distroQu’il s’agisse de considérations écologiques, logistiques ou financières, chaque élément du projet doit être analysé avec intérêt. Dans cet esprit et pour cerner clairement les tenants et aboutissants des enjeux de la consigne en Bretagne, Patrick Créac’h, de la Scic Kejal, mène actuellement une étude de faisabilité d’une filière complète de collecte, lavage et transport des bouteilles sur le lieu d’embouteillage. Le territoire breton se prête en effet idéalement à une réutilisation des bouteilles en verre. Près d’une centaine de brasseurs, autant de producteurs de cidre et également des boissons gazeuses, jus de pomme et eaux de source sont concernés et intéressés par l’émergence d’une telle filière.

Cette étude est en cours, avec 4 items principaux :

  • Une phase d’étude documentaire et un benchmark avec d’autres initiatives : synthèse des études existantes, et enseignements sur des expériences d’entreprises ou de territoires volontaristes en matière de consigne. Cette étape s’est déroulée d’avril à août 2016.
  • Une enquête auprès de 500 consommateurs, de 18 ans et plus, répartis sur les 4 départements bretons, afin de cerner les comportements actuels, les freins et les attentes des consommateurs. Cette étape s’est déroulée de juin à août 2016. Retrouvez ici les résultats complets.
  • Une phase d’échanges et de rencontres avec les acteurs bretons : producteurs de boissons, distributeurs, acteurs de la filière, collectivités. Ces échanges sont prévus jusqu’en novembre 2016.
  • Une phase de construction des différents scénarios pour relancer la consigne en Bretagne. Opérationnellement, ce lancement est prévu pour 2017. La démarche de Distro est globale et prend en compte toutes les contraintes liées au fonctionnement actuel.

contraintes distro